La ligne faîtière et la bâche
Un cabestan au premier arbre, un nœud de camionneur pour tendre au second, deux prusiks pour placer la bâche, des tendeurs réglables aux haubans.
- Cabestan
- Camionneur
- Prusik
- Tendeur réglable
Quand le soleil descend derrière les épinettes, il reste une demi-heure pour tendre la bâche, hisser la nourriture hors de portée des ours et amarrer le canot. Six nœuds suffisent. Apprenez-les avant la nuit.
Un cabestan au premier arbre, un nœud de camionneur pour tendre au second, deux prusiks pour placer la bâche, des tendeurs réglables aux haubans.
À 70 mètres du camp, 4 mètres du sol, 2 mètres du tronc. Le sac monte par-dessus la branche, la corde se fixe à un autre tronc par un tour mort et deux demi-clés.
Hissé sur la rive, retourné, et quand même attaché : un coup de vent ou une montée du lac suffit à l'emporter.
Votre curseur est maintenant une lampe frontale. Promenez-la sur le camp : chaque nœud qui brille ouvre sa fiche.
Chaque fiche se lit en deux minutes et se noue en trente secondes avec un peu de pratique. Imprimez-les, glissez-les dans le sac étanche : à -30 dans la boréale, la mémoire des doigts compte plus que celle du téléphone.
Le départ de la ligne faîtière : rapide à faire, facile à régler en hauteur, il se défait d'un geste le matin.
Piège : seul, le cabestan peut rouler sur un tronc lisse ou sous une charge qui varie. Les demi-clés de sécurité ne sont pas une option. Protégez l'écorce avec une sangle large.
Le palan du campeur : il démultiplie l'effort pour tendre la ligne faîtière au second arbre, sans matériel.
Piège : une simple boucle à glissement peut chavirer sous forte charge, préférez une ganse fixe. Ne sur-tendez pas : une ligne trop tendue arrache les œillets au premier coup de vent et use la corde par frottement.
Une boucle de cordelette qui glisse quand on la pousse et bloque quand on tire : parfait pour placer et tendre les coins de la bâche sur la ligne.
Piège : la cordelette doit être nettement plus fine que la ligne (environ 4 mm sur une ligne de 6 mm), sinon elle ne bloque pas. Mouillée ou glacée, elle tient moins : ajoutez un tour.
Escalade et rappel : le prusik y sert d'auto-assurage, ce qui ne remplace pas une formation encadrée.
Le nœud des haubans : il coulisse à la main pour retendre la bâche quand la toile se détend à l'humidité du soir.
Piège : sur une ligne très glissante (Dyneema), ajoutez un tour intérieur. Plantez le piquet à 45 degrés, tête vers l'extérieur, sinon c'est lui qui lâche.
Ours noirs, ratons et écureuils ne dorment pas quand vous dormez. La nourriture et tout ce qui sent passent la nuit hors de portée.
Piège : dans plusieurs parcs, dont ceux de la SÉPAQ, des casiers ou des boîtes à provisions sont fournis : suivez toujours la consigne affichée. Au-dessus de la limite des arbres, utilisez un baril anti-ours.
Même hissé et retourné sur la rive, un canot s'envole avec une rafale ou part avec une montée du lac après l'orage.
Piège : le nœud de chaise peut se desserrer quand il travaille sans charge : laissez une queue d'au moins dix diamètres et vérifiez-le au matin.
Comptez une demi-heure la première fois, dix minutes après trois soirs. L'ordre compte : la ligne faîtière d'abord, la toile ensuite, les haubans en dernier.
Deux arbres sains à 4 ou 5 m l'un de l'autre, aucun chicot ni branche morte au-dessus, un sol qui ne collecte pas l'eau.
3 minutesÀ hauteur d'épaule, sur une sangle qui protège l'écorce. Deux demi-clés de sécurité.
1 minuteTendez la ligne sans la transformer en corde de guitare, puis bloquez par deux demi-clés gansées.
2 minutesUn prusik à chaque bout de la ligne, la bâche accrochée aux boucles, puis on fait glisser pour centrer et tendre.
3 minutesPiquets à 45 degrés, tendeurs réglables, une pente nette pour que la pluie file loin du sac de couchage.
4 minutesChaque nœud vérifié, chaque queue assez longue, la lampe frontale à portée de main pour la retension de minuit.
2 minutesUn ours qui a goûté à la nourriture des campeurs revient, et c'est souvent lui qui paie. Ces repères sont des ordres de grandeur reconnus : suivez toujours en priorité la consigne du parc ou de la ZEC.
entre la cache, la cuisine et la tente, idéalement en triangle.
au moins entre le sol et le bas du sac.
environ entre le sac et le tronc le plus proche.
au moins sous la branche, pour qu'on ne l'atteigne pas d'en haut.
Sur les grands lacs de la Mauricie ou de la Gaspésie, le vent se lève souvent à l'aube. Un canot retrouvé à deux kilomètres, c'est une journée perdue, ou pire.
Une corde de bosse de 6 m, lovée sous la pointe avant, en polypropylène qui flotte.
Le nœud de chaise forme une boucle qui ne serre pas l'arbre ; le tour mort et deux demi-clés se règle et se défait d'une main.
Un tour mort, des huit croisés sur les cornes, une clé retournée pour finir. Rien de plus.
Après un orage, le niveau du lac peut monter : laissez un peu de mou et remontez le canot plus haut qu'il ne semble nécessaire.
Cochez au fur et à mesure en faisant le sac : votre liste reste mémorisée sur cet appareil jusqu'au prochain départ.
Ligne faîtière 15 m, 4 haubans, 2 prusiks cousus, corde de cache 20 m et sac lesté, corde de bosse, 2 sangles d'arbre et les 6 fiches plastifiées. Tout tient dans une pochette de 400 g.
15 m de corde 5 mm réfléchissante, 2 prusiks, 4 haubans avec tendeurs, 2 sangles.
20 m de corde 4 mm, sac de lancer lesté, sac étanche anti-odeurs 20 litres, mousqueton.
Deux bouts de 1,5 m de couleurs différentes : on voit enfin le courant et le dormant.
Format poche recto verso, à plastifier, en français, avec les schémas en couleur.
Certains liens de matériel sont des liens partenaires : une petite commission soutient Nœuds du Bivouac, sans frais pour vous. Nous ne recommandons que ce que nous utilisons au camp.
Le nœud du soir change chaque jour. Relevez le défi, cochez-le, et gravissez les sept échelons du Brevet de nœuds du bivouac.
Défi : nouez-le autour d'un poteau de galerie, les yeux fermés, en moins de 30 secondes.
Aucun défi réussi pour l'instant : le premier échelon, Braise, vous attend ce soir.